
Billet. « Dialogue… » Que dit la constitution congolaise ?

Bruxelles, le 28 juillet 2025
Par Cheik FITA
Depuis plusieurs mois en RD Congo, presque parallèlement avec la résurgence à l’Est du pays des renégats à la botte du pouvoir rwandais et s’appelant pompeusement rebelles, il y a eu émergence d’une dynamique portée par un terme quelque peu ambigu : « dialogue », dynamique parfois désignée par d’autres termes similaires. Et progressivement, le microcosme politique congolais en a fait sien.
Et dans cette double dynamique, comble de mise en scène de mauvais goût, il y a quelques temps, l’ancien Président a même sans qualité, prononcé, un « message à la Nation » !
En définitive, quel est le but ultime de tout cet activisme ? Changer la direction de la gestion de l’Etat, ou à défaut y accéder :
- Par le fusil,
- Par un coup de force,
- Ou enfin via ce fameux « dialogue », rencontre entre une clique d’individus et les tenants du pouvoir actuel.
Nulle part, il n’est fait mention, de la consultation du peuple souverain, des 100 millions des Congolais.
Nulle part il n’est fait mention des élections. Oui, c’est via les élections que le peuple souverain donne mandat à des futurs dirigeants.
Est-ce un hasard cette omission à toute référence aux élections?
Non, un mépris.
Pour les tenants de la trilogie fusil-coup de force-dialogue, nous les cent millions de Congolais nous sommes moins que des canards sauvages.
Et des élections ?
Parlons-en.
De 2006 à 2023, il y a eu quatre cycles électoraux, chacun ayant eu ses avancées et ses insuffisances.
Lors des élections de 2023, l’actuel Président avait écrasé tous ses adversaires. Son poursuivant direct n’atteignant même pas 20%.
Les résultats avaient été transparents, sans contestation.
S’il y a eu des imperfections, c’est au niveau des législatives. Est-ce pour autant qu’on peut considérer les 500 députés nationaux comme illégitimes ? Non, la plupart d’entre eux sont effectivement populaires dans leurs fiefs.
Et conscient de son impopularité, le parti de l’ancien Président Kabila avait préféré le boycott.
Il est vrai qu’on est encore loin des élections comme cela se passe en Europe par exemple.
Est-ce une raison, pour qu’à la place des élections, des quidams décident d’ imposer au peuple congolais des tueries en masse comme le pogrom effectué en janvier 2025 à Goma par les garçons de course du dictateur rwandais Paul Kagamé ?
La RD Congo a aujourd’hui un problème majeur : c’est l’occupation de nos terres par les rwandais : ils doivent partir.
Le deuxième problème de la RD Congo, c’est le social du citoyen. Ceux qui pensent être en mesure de mieux l’améliorer doivent solliciter le mandat du peuple aux prochaines échéances électorales.
Craint-on le noyautage des élections par le pouvoir en place ? Il faut s’organiser en mouvements de pression, en tant que partis politiques. Plusieurs pays sont arrivés à asseoir des processus électoraux fiables. Pourquoi pas nous les Congolais ?
« Dialogue » ? La constitution congolaise indique presqu’explicitement la voie des élections.
Marre de la tentative de l’imposition de la volonté d’une clique d’individus à tout un peuple !